L’affaire Benjamin Netanyahu

L’actuel premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahou, en fonction depuis le 31 mars 2009 (un record de longévité), devrait être inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance par le procureur général israélien Avichai Mandelblit. Le premier ministre serait empêtré dans trois affaires de corruption distinctes. L’audience officielle d’accusation aura lieu en octobre, juste après les élections israéliennes du 17 septembre, où le premier ministre voit ses opposants directs (le bloc dirigé par le Likoud, l’aile droite du Premier ministre, et le centriste Blue and White, dirigé par l’ancien chef militaire Benny Gantz), lui passer probablement devant d’après les derniers sondages publiés par Bloomberg. C’est la première fois qu’un premier ministre en poste fait face à un acte d’accusation. Le premier ministre est pris dans trois scandales, surnommés les dossiers 1000, 2000 et 4000. Dans la première affaire, il est accusé d’avoir offert des faveurs en échange de cadeaux (cigares, champagnes et bijoux) de riches donateurs comme le producteur israélien d’Hollywood Arnon Milchan et le méga-investisseur australien James Packer. Dans le dossier 2000, Netanyahu et l’éditeur de journaux Arnon Moses se sont mis d’accord pour affaiblir un quotidien rival en échange d’une couverture plus favorable par le Yedioth. Puis dans l’affaire 4000, il est soupçonné d’avoir tenté de s’assurer une couverture favorable de la part du site d’informations Walla, qui est détenu par l’entreprise Bezeq (principal groupe de télécommunication israélien) en contrepartie de facilités réglementaires gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à l’entreprise. Le 18 février, Shaul Elovitch, principal actionnaire de Bezeq, et six autres personnes, dont deux proches collaborateurs de M. Netanyahu, avaient été arrêtés dans le cadre de cette enquête (The Times of Israël).

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